Ouest express, stop ou encore ?

Ouest express, stop ou encore ?

Le Groupe Bocuse se pose des questions sur l’avenir de ses établissements fast-foods.

Les projets d’il y a un an ne sont plus forcément d’actualités à Ouest Express. Alors que Pierre-Yves Bertrand, co-gérant et associé des fast-foods bocusiens, déclarait l’an dernier vouloir s’agrandir « pour atteindre 8 à 10 établissements Ouest Express dans les trois ans à venir », tout cela semble aujourd’hui bien loin.

 

Un projet à repenser

 

Ce projet n’est plus à l’ordre du jour, comme le rappelle Paul-Maurice Morel, directeur général du Pôle Développement du Groupe Bocuse : "Jérôme Bocuse estime que l’offre de l’Ouest Express ne colle pas à l’image de Paul Bocuse. Il y a 8 ans, c’était une bonne idée, qui aurait pu être dupliquée, aujourd’hui le concept de l’Ouest Express a besoin d’être repensé et pourquoi pas de changer de nom pour être en phase avec l’ensemble du Groupe Bocuse".

 

8 millions d’euros de chiffre d’affaires

 

Les quatre établissements Ouest Express (Vaise, la Part-Dieu, Villefranche et Confluence) emploient pas moins d’une centaine de salariés et réaliseraient 8 millions d’euros de chiffre d’affaires. L’avenir des fast-foods, Ouest Express fait donc l’objet de discussions intensives auprès de ses associés. "Nous essayons de racheter les 40 % de parts de Jean Fleury mais ce n’est pas chose aisée. Si nous ne trouvons pas d’accord avec lui il nous faudra peut-être trouver d’autres pistes de réflexion pour avancer", précise Paul-Maurice Morel.

 

Pour rappel, les Ouest Express ont été lancés en 2008, Paul Bocuse et Jean Fleury en détiennent chacun 40 % des parts. Les 20 % restantes sont partagées entre Christophe Muller, Sylvain Girot, Benjamin Bonardi, Sébastien Leroy et Pierre Yves Bertrand.