A Lyon, TUI prévoit un aller-simple vers Pôle Emploi

La colère monte chez le groupe de tourisme TUI.

La filiale française s'est lancée, dans le cadre de la fusion avec Transat France, dans un plan social, le 3e en cinq ans.


Les négociations avec les syndicats viennent de débuter, mais la direction a annoncé que 322 départs volontaires seraient engagés sur un total de 1304 postes (TUI France évoque déjà la possibilité de créer en parallèle 94 postes). Un terme de "départs volontaires" que les représentants des salariés contestent. Quant au reste du plan, il demeure flou, sauf sur les propositions à 1/2 mois de salaire par année d'ancienneté que refusent déjà les syndicats.

 

A Lyon, au siège situé dans le 7e arrondissement, une trentaine de postes serait menacée sur les 90 salariés répartis entre différents services : call-center, production, marketing, vente sur-mesure. "La production et le marketing sont voués à disparaître à Lyon. Le géant TUI proposera à certains d'être relocalisés à Paris mais toute notre vie est ici", tempête Luc Duval, représentant syndical CGT.

 

Plus que le contenu du plan social baptisé "One", c'est le contraste entre la situation financière de TUI et les promesses de suppressions de poste qui fait bondir les salariés. "Contrairement au plan de 2012 où l'on avait perdu des parts de marché, TUI reste sur un bénéfice net de 1,04 milliard d'euros lors de l'exercice annuel décalé 2015/2016", indique Luc Duval.

 

"Le tourisme est un métier qui disparaît dans l'indifférence, c'est une histoire et un savoir-faire lyonnais du tourisme qui disparaîtront avec nos activités supprimées ou transférées à Paris. Ce n'est pas un secteur facile pour se reconvertir ou être reclassé. Et puis pour les écoles de tourisme lyonnaises, cela fait une solution de stage en moins", regrette Luc Duval, remonté contre sa direction qu'il accuse de se débarrasser de Lyon pour éviter à avoir à descendre en province de manière hebdomadaire.

 

"Les collègues lyonnais sont écoeurés et remontés. Mais on attend de voir comment se déroulent les négociations durant le printemps. On a vraiment l'impression d'avoir été abandonnés", conclut le syndicaliste CGT.


Rédigé dans Social le 08/03/2017 à 10h31

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