Présidentielle : un meeting offensif et de droite pour François Fillon à Eurexpo

Des récents meetings lyonnais, il faut remonter à celui d’Emmanuel Macron le 4 février pour voir autant de monde. Ce mercredi soir, François Fillon a attiré près de 8000 personnes à Eurexpo, dans la dernière ligne droite de la présidentielle.

Pour un meeting régional, c’est honnête, et il manquait de ferveur dans cette grande salle de Chassieu. Mais François Fillon pouvait compter sur les principaux élus LR régionaux, qu’il saluait tel un boxeur monté sur les cordes de son ring (voir photo principale).
A la tribune, François-Noël Buffet, sénateur-maire d’Oullins et filloniste de la première heure, a essuyé les plâtres, alors que le public s’installait encore. Après Marielle Goitschel, Hervé Gaymard et Bernard Accoyer, c’est Laurent Wauquiez, le chouchou du cru, qui a fait monter la pression.

 

A l’occasion d’un discours très offensif, et très porté à droite, le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes a évoqué les thèmes de la sécurité, de l’islam, de la patrie, des racines chrétiennes de la France, des Chrétiens d’Orient. "Nous sommes les Républicains et en 2017, nous nous débarrasserons des socialistes", hurlait-il, estimant que la victoire de François Fillon était "vitale pour la France". "Avec ce que tu as enduré, ce n’est pas la première manifestation de la CGT qui te fera reculer, rien ne te fera reculer", poursuivait Laurent Wauquiez, à l’adresse du candidat LR à la présidentielle.


L’ancien Premier ministre arrivait alors au pupitre. Drôle de semaine pour lui, après être devenu pour la première fois dans les sondages le 4e homme, doublé par Jean-Luc Mélenchon. "J’ai de l’ambition pour mon pays parce que je suis ainsi fait que je vibre quand la France gagne. Je veux être le président d’une France à nouveau maître de son destin, un destin choisi", disait François Fillon.


Dans les travées, chacun pousse un peu son voisin pour prendre une photo de loin. Virginie Merle, plus connue sous le nom de Frigide Barjot, se fraye un chemin, s’arrêtant claquer quelques bises.

 

"Nous sommes ce grand peuple qui n’a jamais mis un genou à terre sans se relever plus grand et plus fier. (…) Engagez de tout votre patriotisme, allumez tous les feux de l’espérance, mettons la force de votre volonté au service de notre projet", terminait François Fillon, plus mollement qu’il n’avait débuté sa prestation.

A l’applaudimètre et au dynamisme, il a bel et bien été battu par Laurent Wauquiez, dont c’était l’anniversaire ce mercredi. Un comble quand on sait que François Fillon n’est clairement pas son candidat rêvé pour redresser la France.

 


Rédigé dans Politique le 12/04/2017 à 21h02

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