Le Musée des Confluences voyage dans l’histoire avec "Carnets de collection"

Richesse et diversité, c’est ainsi que l’on qualifie la réserve du Musée des Confluences à laquelle l’exposition "Carnet de collection" est consacrée jusqu’au 2 septembre 2018. Le public pourra admirer une partie des 2 millions d’objets, d’œuvres, de spécimens chargés d’Histoire et de patrimo

Depuis le 17ème siècle, ont pu être amassé de nombreuses trouvailles, qui, chacune, raconte un passage de notre Histoire. Au travers de cette exposition, des espèces animales aux objets culturels en passant par la flore et les objets religieux, le voyage dans le temps est garanti. Cette exposition a donc un rôle de transmission bien sûr, mais elle rend aussi hommage à tous les acteurs qui ont contribué à ce trésor géant. En effet, sans collecte, il n’y a pas de collection.
À travers chaque objet exposé, on peut entrevoir le reflet d’une aventure humaine. Ces aventures sont celles des grands acteurs qui ont collecté, cherché, étudié tout ce qui constitue, aujourd’hui, le musée.


C’est en 1870 que Louis Lortet, à l’époque directeur du Muséum d’Histoire naturelle de Lyon, programme une série d’expéditions dans le but de collecter des objets et des spécimens. Il s’entoure de personnalités scientifiques et fait aussi appel aux donateurs.


Les missions de recherches sont également le fruit de la science. Les scientifiques de toutes spécialités mettent eux aussi la main à la pâte pour compléter les collections de sciences naturelles et d’ethnographie.
Le lien entre le musée et la science ne s’arrête pas là puisque grâce aux réserves de l’établissement, les spécialistes ont pu mener de nombreuses recherches. En effet, les objets et spécimens constituent un support et un outil indispensable pour les scientifiques. Ils ont notamment permis de réaliser un certain nombre d’études comparatives qui consistent à repérer les différences et ressemblances, parfois minimes, entre les espèces. Le musée a aussi aidé au recensement, à la classification des espèces et parfois même à la découverte de certaines.


Les marchands du 19ème siècle avaient un rôle important quant à l’enrichissement du musée. Marius et Ferdinand Gravier, concessionnaires au Gabon, avaient, par exemple, fait don d’armes de l’époque.


Enfin, les administrateurs coloniaux eux aussi ont donné leur part, comme ce fut le cas de Raphaël Antonetti, gouverneur d’Afrique de l’Ouest, qui avait fait le don d’un masque en bois de la population Eshira au Gabon.


Aujourd’hui encore, le musée continue de s’enrichir grâce aux donateurs qui contribuent à constituer notre patrimoine du futur dont le S.A.U.R.O.N fait partie. Il est le premier spectroscope numérique, il fut utilisé jusqu’en 2015 et a trouvé sa place au musée dès 2016.


Avec cette exposition, le but est donc de transmettre, de visualiser notre société au fil des époques, mais aussi de continuer ce travail de collecte pour, à notre tour, pouvoir témoigner de notre époque.


Rédigé dans Culture le 16/05/2017 à 18h21

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