Képénékian, Kimelfeld : qui sont les probables nouveaux patrons de Lyon par intérim ?

Ce mercredi, Gérard Collomb a enfin vaincu le sort en faisant son entrée au gouvernement d'Edouard Philippe. En se mettant au service d'Emmanuel Macron, le sénateur-maire de Lyon, président de la Métropole, sera obligé de laisser derrière lui son fief. Et donc de laisser les manettes plus tôt que prévu à ses lieutenants.

Un nouveau maire de Lyon : Georges Képénékian ?

Le conseil municipal de Lyon devra prochainement voter pour désigner un nouveau maire en remplacement de Gérard Collomb. Il est prêt, il s'y préparait à chaque remaniement ministériel du quinquennat de François Hollande : Georges Képénékian, actuel 1er adjoint chargé de la Culture et des Grands Evènements devrait reprendre le flambeau.

Respecté au sein de la majorité, et au-delà, Képé est le successeur naturel de Gégé pour cette fin de mandat.

Le chirurgien urologue de Saint-Joseph Saint-Luc, grand militant de la cause arménienne, hausse rarement le ton, se fait peu d'ennemis, a l'oeil malicieux mais n'aime pas trop qu'on lui rappelle son mimétisme avec DSK.

 

Le nom de Richard Brumm pourrait également circuler. L'adjoint aux Finances est un proche de Gérard Collomb, et son profil d'homme de droite au service de la gauche colle parfaitement à l'ambiance macroniste actuelle.

 

Et si David Kimelfeld était servi en avance ? Il est le dauphin désigné de Gérard Collomb pour reprendre la mairie centrale en 2020

David Kimelfeld vit plus difficilement que Georges Képénékian la pression qui lui a été mise par ce statut de grand successeur adoubé. En off, ses proches regrettent qu'il soit obligé de faire tout ce que lui dicte le cabinet de Gérard Collomb, y compris lors de la scission entre socialistes et macronistes de ces derniers mois. David Kimelfeld était alors le patron de la fédération du PS du Rhône, et son comportement en a choqué plus d'un, notamment via son refus de s'impliquer dans les primaires de la gauche.

Se retrouver aux manettes d'un mastodonte, en avance, sera l'occasion pour lui de prouver qu'il n'est pas une simple marionnette de Gérard Collomb. Même si l'on imagine mal ce dernier occulter complètement ce qu'il se trame dans son territoire où il a l'habitude, depuis 2001, de faire la pluie et le beau temps.

 

Le cas de la Métropole de Lyon est plus compliqué. Gérard Collomb n’a pas la majorité, ou plutôt seul lui l’a puisqu’il convainc de nombreux maires de droite sur son nom.
Avec Jean-Paul Bret (PS) fâché à cause des législatives, ce serait un risque énorme de perdre la Métropole s’il quittait son poste de président.

 

Le prochain conseil de la Métropole a lieu lundi 22 mai. Quant au conseil municipal, ce sera la semaine suivante, le 29 mai. Des dates qui pourraient être historiques pour la Ville de Lyon. Même si ces nouvelles élections ressemblent davantage à un intérim. Gérard Collomb lui devra se montrer suffisamment efficace pour réaliser trois ans minimum à la tête de son ministère, survivre à l’issue des législatives en juin. Et il a déjà prévenu qu’il souhaiterait réaliser un dernier mandat de président de la Métropole en 2020.

 

Rédigé dans Politique le 17/05/2017 à 15h18

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