Fastracs : la médecine cherche à aider les patientes une fois guéries

Réussir le combat contre le cancer mobilise un nombre d’acteurs considérable en France comme en Auvergne-Rhône-Alpes.

Le Canceropole CLARA, basé à Lyon, est l'un de ces acteurs, chargé notamment d’énergiser l’action publique contre les cancers. Mettre en relation les partenaires de la lutte contre la maladie, soutenir les nouvelles idées, envoyer des chercheurs se former ailleurs, autant d’exemples du travail du CLARA. Ce dernier vient d’ajouter une nouvelle piste de travail : le projet d’intervention Fastracs.

Le cancer du sein est une cause première d’Affection Longue durée (ALD) chez la femme. En France, en 2014 (derniers chiffres disponibles) 64 000 femmes ont été concernées.

 

Au niveau régional (à l’époque la région était Rhône-Alpes) 7400 cas sont rapportés en moyenne par an, dont 2440 cas de femmes situées entre 25 et 54 ans, contrairement à l’idée que les femmes sont touchées au cours de leur 3e âge. Autre cliché que les chiffres contestent : alors que le cancer du sein terrifie, le taux de survie à 1 an est très élevé (97%). Et trois ans après la survenue de la maladie, plus de 85% des femmes atteintes sont vivantes. Mais si le taux de survie s’est considérablement amélioré, des questions nouvelles sont apparues. L’une d’entre elle est celle-là : comment préparer un retour à une vie la plus normale possible après un cancer du sein ?

 

On sait encore peu de choses sur ces questions cruciales : comment aider le malade qui ne l’est plus ? Fastracs - qui vient juste de débuter - veut comprendre quelles sont les difficultés que rencontrent les femmes dans ce moment particulièrement éprouvant d’une vie.

 

Il est coordonné par le Dr Jean-Baptiste Fassier (chercheur à Lyon 1 et médecin du travail au HCL) à la tête d’une équipe plurielle qui implique notamment le Groupe d’Etude en psychologie sociale de l’Université Lyon 2.

 

Comment aider au retour à l’activité physique après un cancer du sein ? Comment adapter ses gestes quand le travail de la femme est physiquement éprouvant ? Comment aider les collègues de la femme qui doit s’arrêter à l’accompagner passé le moment de l’émotion liée à la mauvaise nouvelle ? Comment faire que le médecin soignant, le médecin du travail, l’équipe hospitalière travaillent ensemble ?

 

Ce sont ces questions et bien d’autres encore que l’étude innovante Fastracs va s’attacher à mettre en lumière dans les mois à venir. Les premiers résultats - basés sur une soixantaine d’entretiens non directifs avec de femmes ayant connues le cancer - montrent l’importance de mieux prendre en compte l’épuisement physique à la reprise du travail, épuisement qui dure plus longtemps que prévu. Prendre en compte aussi les difficultés de concentration - ce que les médecins appellent les difficultés cognitives. Là aussi ces difficultés sont souvent mal anticipées par les femmes et leur entourage notamment professionnel.

On espère donc des pistes concrètes en ce domaine dès la rentrée 2017.

 

Fastracs est le projet soutenu par l’Institut National du Cancer (INCa) (30 000 euros) de la Métropole de Lyon (100 000 euros) et 12 000 euros  de la DIRECCTE (direction de la concurrence de la cosommation et du travail et de l’emploi).

 

@lemediapol


Rédigé dans Santé le 09/06/2017 à 16h42

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