L’état des eaux s’améliore en Rhône-Alpes

L’état des eaux s’améliore en Rhône-Alpes

Alors que le nouveau Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (Sdage) 2016-2021 entre en vigueur sur le bassin Rhône-Méditerranée, l’agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse publie son rapport annuel sur l’état des eaux.

La qualité s’améliore nettement depuis 25 ans, mais l’objectif fixé pour 2021 n’est pas encore atteint. Ces objectifs visent notamment à retrouver un bon état écologique pour 2/3 des rivières et 99 % des eaux souterraines. Les travaux prévus et développés par ce nouveau Sdage ont un coût estimé à 2,6 milliards d’euros sur l’ensemble du bassin. Sur Rhône-Alpes, le coût prévu est de 896 millions d’euros.

 

Sur le bassin Rhône-Méditerranée, plus de 52 % des rivières sont en bon ou très bon état et en Auvergne Rhône-Alpes, le pourcentage atteint les 54 %. Les mauvais élèves sont principalement les zones urbanisées ou agricoles, comme dans la vallée du Rhône ou l’ouest lyonnais. Ces bassins, historiquement industrialisés, sont les plus touchés par les pollutions. " Il reste néanmoins de progrès à accomplir ", explique Michel Delpuech, préfet de région.  

 

L’agence de l’eau a observé une nette amélioration des pollutions ponctuelles, qu’elles soient d’origine domestique ou industrielle. En revanche, encore beaucoup de causes variées de dégradations entachent les bassins Rhône-Méditerranée et Corse. Les déchets qui dégradent les eaux sont principalement les prélèvements, les dégradations physiques et les pesticides.

40 % des rivières souffrent encore d’un excès de prélèvements d’eau surtout donc sur les zones agricoles ou sur la vallée de la Durance (Rhône).  De plus, chaque année, 150 pesticides différents sont retrouvés dans les rivières et les ventes augmentent.

 

Afin d’améliorer ou de maintenir les bons chiffres de cette année 2015, le nouveau Sdage préconise d’économiser l’eau afin de prévenir les changements climatiques, de réduire les pollutions et de protéger la santé des utilisateurs. Une norme visera également à restaurer les cours d’eau en y intégrant la prévention des inondations et en préservant les zones humides et la biodiversité. Michel Delpuech ajoute que " les moyens financiers de l’agence de l’eau sont là pour aider les collectivités à mieux s’organiser pour faire face à ces enjeux ".